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mercredi 13 novembre 2013

RETROUVAILLES suite....LA TURQUIE 2006



8 Mai au 21 Juin 2006 :1910 km.
Carnet de voyage TURQUIE 

Pays charnière entre l’Europe et l’Asie.
 Géographie : La Turquie partage ses frontières avec la Georgie, L'Arménie, l'Iran à l'est, l'Irak et la Syrie au sud-est, la Grèce et la Bulgarie au nord-ouest.
La Turquie est un pays au relief essentiellement montagneux.

Climat : tempéré, été chaud et sec, hiver doux et humide. Climat plus rude à l'intérieure des terres. La Turquie est un pays aux quatre mers : La mer Noire (1695 Km de côte), la Mer de Marmara (927 Km), la mer Égée (2800 Km ) et la Méditerranée (1575 Km).

Formalités douanières en Turquie : Une carte d'identité ou un passeport en cours de validité pour un séjour de moins de trois mois (Pour un séjour de plus de trois mois, un visa est obligatoire).
Santé : Aucun certificat de vaccination n’est exigé pour aller en Turquie. Ne buvez que de l’eau en bouteille. Par prudence lavez les fruits et les légumes que vous achetez. Toujours avec soi des comprimés AQUATABS. 

 
 Pas facile de se tracer un parcours dans un pays aussi vaste (une fois et demie la France) alors nous avons choisi d’arriver au Sud à Antalaya, ville de 509000 habitants, située sur les bords d’un vaste golf surnommé la Riviera Turque, de nous diriger ensuite vers la région des lacs, puis d’emprunter un peu la route de la soie, de traverser la Cappadoce, et terminer notre séjour sur la côte méditerranéenne afin de bénéficier de la douceur du climat et des plages.
Comme il n’est pas question d’aller nicher dans ces grands hôtels à touristes construits dans la ville moderne nous parcourons les 25 Km qui séparent l’aéroport du vieil Antalya.
Dans la première banque rencontrée, nous avons échangé nos euros et sommes devenus millionnaires !
0,60 € = 1 million (1 Euro =  1,59 YTL Nouvelle Lire turque qui ressemble étrangement à l’Euro) 


 Nous avons repéré un petit hôtel, tout près du vieux port, à deux pas de la porte d’Adrien. Le manager est très accueillant, il parle plusieurs langues mais pas le Français…son établissement est très bien tenu, les touristes étant peu nombreux à cette période de l’année, il consent à pratiquer une réduction, il en sera de même dans un grand nombre d’hôtels. (Nuitée et petit déjeuné 15 € pour 2)
Durant 2 jours, sous la chaleur écrasante, par des ruelles étroites et pavées, nous découvrons le charme des vieilles maisons Ottomanes en bois restaurées avec soins et authenticité, en fin de journée les rues s’animent sous la protection du haut minaret cannelé Vivli, érigé en 1230 de briques rouges et faïences bleues .Absolument superbe ! 




 

 Dès les premiers jours, nous avons compris que dans ce pays nous voyagerons en toute tranquillité, pas de racolage, les turcs sont des gens très accueillants, tolérants, respectueux, à plusieurs reprises pendant ces deux mois, nous avons apprécié l’hospitalité qui nous a souvent conduit jusque dans leur maison pour partager le thé, un fruit, une galette, du pain, bref toute situation est prétexte à rendre service, a prouver l’amitié.
Ici l'étranger est toujours le bienvenu !
Pour parvenir au lac d’Egirdir, nous avons emprunté un itinéraire à l’écart des routes touristiques serpentant au milieu des pins, épicéas, cèdres (environ un quart du pays est couvert de forêts) puis passés le col de Dag à 925 m, pas facile sachant qu’Antalya est au niveau de la mer, notre effort a été récompensé car les paysages longeant les bords du lac sont admirables, reposants.
Egirdir est une petite ville sympathique, au bord d’un immense lac bleu turquoise (48 Km de long sur 3 à 17 Km de large, profondeur de 25 à 30 m). 

 


                  


 Tranquillité encore sur les routes, nous devons simplement faire attention aux tortues qui s’approprient la route, des panneaux indiquent leur présence.
Les chauffeurs nous respectent, ralentissent, nous proposent même de nous emmener, nous n’accepterons qu’une seule fois car l’orage fût trop violent pour continuer à tandem.
Pendant des Kms, nous longeons des vergers, le vent est contre nous, lorsque nous nous arrêtons pour le pique-nique , un autochtone nous invite à sa table, il est gardien dans la conserverie de poisson (fermée à cette période) nous étalons et partageons nos victuailles, il voudrait bien nous retenir mais il nous reste 50 Km pour arriver à Beysehir, petite ville au bord d’un charmant lac et surtout célèbre pour sa mosquée Esrefoglu qui renferme 39 piliers en bois d’ébène. En Turquie les mosquées se visitent à condition d’avoir une tenue correcte, le port du foulard est conseillé. 

 



 


 Une centaine de Kms plus loin, allant vers l’Est, les paysages changent, là commence la vaste steppe Anatolienne, nous bataillons contre les bourrasques du vent et pestons sans cesse après cette route trop rectiligne, monotone qui nous mène à Konia. Haut lieu sacré, plus d’un million et demi de pèlerins Turcs musulmans s’y rendent chaque année. Pour se refaire une petite santé, nous prenons ici trois jours de repos.
Dans cette ville, les rues sont bordées de magasins touristiques et d’hôtels. Nous remarquons de nombreux magasins d’articles religieux, de tapis ou des kilims. ‘Kilim" est un mot Turc désignant la technique du tissage à plat (ou tapisserie). Cette technique de fabrication de tapis est différente de celle à points noués (aspect velours), le rendu est plus souple et léger, tout aussi résistants que les tapis à points noués, les Kilims sont des tapis à part entière, faits pour être mis par terre, et pas sur les murs.
Un grand nombre de femmes portent le çarsaf (tchador).
Nous visitons l’ancien couvent de l’ordre des derviches tourneurs (religieux musulmans qui utilisaient la danse pour communiquer avec Dieu) et son merveilleux musée de la Mevlana, riche collection d’instruments de musique, de livres, de corans enluminés, de vêtements et tapis de prière anciens.
(Le derviche est vêtu d’une longue tunique blanche, couleur du deuil pour la mort, et d’une toque cylindrique en poil de chameau, symbole de la pierre).

 

 


  Etape de 113 Km dont 70 avec du vent chaud dans le dos, çà roule tout seul à 30 km /h.
La route de la soie est jalonnée de caravansérails, un à peu près tous les 35 Km, nous visitons celui de Sultanhani, construit en 1229, véritable petit village fortifié qui abritait et protégeait les caravaniers qui importaient à dos de chameau les soieries vers l’Occident.
Composition d’un caravansérail :une seule entrée en ogive , une cour centrale autour de laquelle sont disposées des chambres et une grande pièce éclairée par des lucarnes, qui servait de stalles pour l'hiver. Au centre de la cour un petit bâtiment utilisé pour la prière. 

    


  Un peu plus loin, rencontre avec un groupe de cyclistes Italien se rendant en Chine, ils sont escortés par la police, c’est sans complexe que nous roulons avec eux durant une vingtaine de Km, puis nous arrivons en Cappadoce sous un ciel menaçant, tout à coup, nous débouchons sur le plateau, où la citadelle d'Uçhisar apparaît, quel étrange spectacle, un piton volcanique percé de centaines de cavité.
Nous posons quelques jours nos sacoches pour profiter pleinement de cette merveilleuse région, nous nous baladons à pied dans cette immense vallée de l’Amour : paysage de cheminées de fées, amoncellement de silhouettes pointues, coniques en tuf que la pluie et le vent rongent en permanence. Paysage lunaire dans la vallée des pigeons. 

 


  Ensuite, nous reprenons le tandem pour parvenir au village d’Ihlara, où commence une vallée verdoyante du même nom. Le lendemain, nous empruntons à pied un sentier qui suit la petite rivière Melendiz, cette vallée comptait plus de cent églises troglodytes construites au 8 et 9 ième siècle par des chrétiens persécutés qui s’étaient réfugiés dans cette région reculée. À l'intérieur des fresques, toujours assez endommagées, mais qui laissent deviner les couleurs d'origine, dans une autre les restes d’un vieux pressoir à huile, au mécanisme de bois encore apparent. C’est sous l’orage que nous regagnons l’hôtel ou une bonne soupe fumante nous est servie.
Dimanche 29 Mai, 25 Km à tandem pour avoir droit à mon cadeau de fête de mères : trois jours de farniente à Guzelyurt, dans une maison grecque, accueil charmant, chambre rutilante, repas traditionnels préparés par la fille de la maison. 

 


  Pour quitter ce village à 1485m d’alt, nous passons par un col à 1770 m et redescendons pour trouver une Turquie profonde, devant les maisons de grosses galettes de bouse de vache sèchent, elles serviront pour se chauffer ou cuire les aliments , des maçons nous invitent à partager la pose thé, un peu plus loin encore une pose thé, en traversant un autre village les femmes cuisent le pain, elles nous arrêtent pour nous donner trois pains et une pizza,impossible de leur refuser ! 

 



 


 Le lendemain, étape à Nigde, ville moderne avec des monuments d’époque seldjoukide.
La route qui relie Nigde à Karaman est monotone, rectiligne, nous traversons la steppe Anatolienne, par ci par là quelques camps de nomades.
Karaman / Mut :Nous démarrons par une belle route en lacets face aux monts du Taurus, les paysages sont somptueux, c’est un enchantement à chaque virage avec continuellement le vent venant du Nord Est, la montée d’un col à 1650m ne parvient même pas à nous réchauffer. 

 


 Incroyable mais vrai !!! En arrivant à Mut qui n’est plus qu’à 275 m d’alt la chaleur est étouffante, à l’hôtel après la douche, nous enfilons une tenue légère pour aller découvrir l’ambiance qui règne au soixante deuxième festival de l’abricot, la fanfare bat son plein, les badauds sont agglutinés devant les stands, véritable kermesse.
Pour nous, les journées a tandem sont à peu près toujours identiques, réveillés à 4h50 par le premier appel à la prière, nous flânons un peu en attendant le petit-déjeuner servi guère avant 8 h et enfourchons le tandem vers 9 h. En fonction du profil et du kilométrage nous stoppons vers 17 h.
Et les journées pour les Turques ?
Dans les campagnes, les rôles des hommes et des femmes sont bien répartis, les hommes s’occupent de l’ensemencement et des récoltes, et sont responsables de tout ce qui nécessite des contacts avec le monde extérieur, comme aller au marché. Les femmes sont quant à elles chargées de s’occuper des enfants, de la cuisine, des tâches ménagères, de la traite des vaches, des poules et de l’entretien du jardin potager. Dans les villes cependant, les tâches sont partagées. 


 


  Encore 90 Km et nous voici au bord de la méditerranée, à TASUCU, station balnéaire tranquille, de son port partent des ferries pour le nord de Chypre, trois jours ici , pour profiter de la plage et bains de mer dans une eau à 27 °env.
Au fil des jours, nous sommes exténués ; les grimpées a plus de 12% de la route côtière se révèlent très pénibles, nous mettons souvent pied à terre et poussons le tandem.
Nous rencontrons un cyclo Bordelais, il se rend à Bethléem. Comme nous, il est surpris par la difficulté des routes Turques, le surlendemain une autre rencontre : deux jeunes français en vélo, partis depuis un an, ils avancent lentement en direction de la Chine, nous papotons une bonne heure, avant de nous quitter nous échangeons nos adresses mails.


Il nous reste une petite semaine pour rallier Antalya. Nous visitons Alanya citée médiévale encerclée par 8 Km de remparts et dominée par une impressionnante tour octogonale nommée kizilkule ou la tour rouge. 66 Kms plus loin, construite sur une presqu’île voici la petite ville de Sidé et ses superbes vestiges romains, nous admirons le plus vaste théâtre d’Anatolie avec ses 15000 places ainsi que les temples d’Athéna et d’Apollon.  

 


 En soirée, les rues de Sidé s’animent, les joailliers, les fourreurs racolent les nombreux touristes Russes et Allemands, les boutiques ne désemplissent pas, Dollars et Euros coulent à flots, nous assistons même à un défilé de mode… nous regrettons la Turquie profonde et sa bouse de vache séchée !
Un petit détour de quelques kilomètres dans l’arrière pays pour admirer dans un site très agréable, les chutes de Manavgat, les abords ont été aménages en parc naturel.

Une dernière et longue étape de 90 km pour rejoindre le vieil Antalya ou nous retrouvons les managers du premier hôtel Oktay et Yaman, avec eux nous trinquons à la réussite de ce périple Turque.





 
 Aéroport Roissy C.de Gaulle
Les amis tandémistes sont là !

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